Crème colère

Crème de l’enfer

Se protéger contre les vilains rayons vengeurs du soleil, c’est bien, au même titre que faire sourire de fierté ton dermato ou contenter ton favourite skin-sitter – non, pas l’acarien qui se fait un remake de Woodstock dans la plus totale totale fraternité en lisière de tes cils – ce connard qui ne cesse de te rappeler de mettre cette saloperie de crème blanche tout droit sortie d’on-ne-veut-pas-savoir où (et pourtant on a bien une idée).

En ton for intérieur d’adulte naissant, tu sais que la crème solaire est indispensable et ce, dès le moment où tu décides que tu peux t’en passer: tu viens de créer une belle boucle de merle, remix de l’Ouroboros, chaleur tournante thermostat 12.

Ecologie facteur 2

Comme tu es quelqu’un de bien et qu’Enquête Inclusive t’a fait peur, tu décides de te munir du Graal – coopérative bio de ton quartier, 3ème couloir à gauche entre la salade malgache équitable et le riz complet qui aura fini de cuire quand Disney annoncera enfin le dernier volet de Pirates des Caraïbes – une foutue crème solaire à 36 euros le tube dont le CV imprimé en petits caractères ne comportera pas la ligne « je tue des bébés poissons avec des nano-particules » (les particules capitalistes de la nanométrie, à échelle humaine, elles auraient couplé Monsanto avec MacDo et NRJ12 afin de créer un triangle maléfique lui-même gouverné par Trump – et Nicolas Cage).

Donc, si tu me suis toujours, la crème solaire pour laquelle tu as vendu ton âme (ou ton bras, si tu n’es pas tombé sur un as des affaires) est préférable à la standard – ou moins pire – même si la caissière m’a assuré que le mieux c’était d’éviter le soleil ou de porter des habits anti-UV (l’abstinence ou la ceinture de chasteté, à choix) mais le gros souci c’est qu’on ne peut décemment pas parler de crème ici mais plutôt de pâte et attends, si tu es généreux, tu va partager ta protection solaire avec, dans l’ordre, tout ce que tu toucheras directement et tout ce que tu toucheras indirectement. J’ai eu le malheur de vaporiser de la béchamel solaire à proximité d’un de mes sacs pendant mes avant-dernière vacances, autant vous dire qu’il pourra figurer dans le prochain reportage de Vernard de la Billardière: « Vitiligo, l’incroyable scandale caché ».

L’honneur des tortues du pacifique est sauf mais qu’est-ce que j’aimais ma voiture lorsqu’elle était encore vierge de toute souillure anti radicaux-libre…

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