Amour de l’hiver, hiver de l’amour, titré par Francis Lalanne

©Fanchon RaposoIl est des choses que l’on gagne à avoir sur des cartes postales plutôt qu’en réalité: les fesses avec de faux yeux, la neige ou encore les pénis déguisés en éléphant. Aujourd’hui, – n’ayant pas assez d’expérience concernant les deux autres matières – je vais vous parler de la neige. C’est blanc, puis beige, puis trash. Ça colle, ça glisse puis ça gèle. C’est joli, c’est désagréable puis carrément « envoyé tout droit de l’enfer par la porte principale ». La neige, c’est comme toutes les bonnes choses, sauf que ça ne semble pas avoir de fin.

A la base, il ne s’agit de rien de plus qu’un peu de glace à laquelle on a rajouté de l’air (avouons que le principe est déjà spécial), comment la précipitation atmosphérique ayant la description la moins classe de tout le panel météo a pu se retrouver au sommet de la chaîne du temps? De façon vicieuse et fourbe, à la manière des écureuils: ces petits cons sont géniaux visuellement parlant; leur grands yeux de biches, ces petites pattes griffues ou cette gigantesque extension de coccyx panachée, tous ces éléments intemporels qui font de l’écureuil une valeur sûre graphiquement parlant, des êtres ultra « bankable » tant que l’on demeure en territoire superficiel (comme les 98% de la planète, everything’s fine, squirrels). En vérité, ces gros rats auburns ne sont rien de plus que de petits opportunistes vérolés remplis de puces, tiques et autres parasites qui n’hésiteraient pas un instant à vous refiler la rage au moindre mouvement si seulement ils en avaient l’occasion – la preuve qu’en plus d’être nuisibles, ils manquent cruellement d’ambition, que fait-on de leur participation quasi-nulle à la Start-Up Nation, je vous le demande? Ecureuils prolétaires, ça fera classe sur le panneau d’une prochaine manif, tenez-vous le pour dit.

Si t’as suivi, la neige, c’est pareil: en photo ça brille tel un Patrick Sébastien à l’apogée de sa gloire (j’étais pas née, je ne puis vous renseigner à ce sujet, n’insistez pas) alors qu’en réalité, ça brille tel un licenciement, un chagrin d’orgueil (« epic fail compilation » sur youtube) ou une soirée « plus grand cabaret du monde » du samedi. Je m’égare mais en gros, la neige, c’est le mal ou quelque chose qui s’en rapproche cruellement.

Quand on vient me dire qu’il faut que je dégage cette capricieuse précipitation de ma voiture alors qu’il va neiger à nouveau dans une heure. Quand je descends de ma voiture, que je moonwalk involontairement jusqu’en bas de mon chemin sans avoir pu fermer la portière et que je dois remonter dignement la pente sur 10 mètres à travers une standing ovation. Quand mes voisins me mettent tous la pression – par l’acte – à propos du déneigement alors que je préfère encore retrouver de la neige dans mes poches d’épaules plutôt que de céder. Quand elle tombe suffisamment pour emmerder le monde mais juste pas assez pour nous permettre de skier comme des patrons. Quand elle a été annoncée mais qu’elle tarde à arriver. Quand elle arrive. Quand elle a pas été labellisée « poudreuse ». Quand elle cache des cadavres ou/et des déjections canines. Quand elle tombe à l’horizontale. Quand elle me rappelle que le printemps c’est pas pour demain.

« Neige », j’écris ton nom à l’intérieur-même de ton essence. Suivant ton noble cycle, il deviendra eau avant de geler à nouveau en tartine sur la route, provoquant road-rage et salage intempestif, transformant les bandes de pâturages glyphosatés en chips à la crevette.

Madame Fluchon me l’a annoncé ce matin sans préambule aucun: il va neiger demain!

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Happy happy happy

L’amour, la santé, les projets… ET LES COOKIES A LA MOUTARDE!
Cette année, je vais faire renaître Sirop de Moineau, soyez prêts à accueillir mon humour douteux et mes grandes oreilles!

Le début de l’année, avec ses bonnes résolutions et ses nouveaux abonnements au fitness de Cuche-les-Oies, ses cascades de « à l’année prochaine, hein » (les 3 semaines précédant le jour de la Saint Sylvestre, accompagné d’un clin d’œil dont on ne sait s’il est du à Parkinson ou à un comportement douteux passablement répandu), ses bises de minuit – la salle de bain sera ton amie dès 23:58 -, Patrick Sébastien, son grand cabaret, ses serviettes et ses relents de désir de pendaison (pour toi-même ou pour lui, on ne sait plus trop quand vient le tour de Shirley et Dino), son éphéméride des blagues de Bigard et sa neige sale qui s’insinue là où tu n’aurais osé le soupçonner – les montagnards savent. Et la bonne nouvelle, c’est qu’une fois passée toute cette agitation pré/post Noël/Nouvel an, les soldes feront leur entrée pour le plus grand plaisir des habits trop dégueulasses pour exister le reste de l’année. Le mois de Janvier – je mets des majuscules où je veux – est formidable, tâchez de trouvez la fève pour régner le reste du mois et faire de ce monde un monde meilleur – toutes les anciennes et futures Miss seront fières de vous, mention supplémentaire pour le sauvetage des dauphins du Népal.

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Crème colère

Crème de l’enfer

Se protéger contre les vilains rayons vengeurs du soleil, c’est bien, au même titre que faire sourire de fierté ton dermato ou contenter ton favourite skin-sitter – non, pas l’acarien qui se fait un remake de Woodstock dans la plus totale totale fraternité en lisière de tes cils – ce connard qui ne cesse de te rappeler de mettre cette saloperie de crème blanche tout droit sortie d’on-ne-veut-pas-savoir où (et pourtant on a bien une idée).

En ton for intérieur d’adulte naissant, tu sais que la crème solaire est indispensable et ce, dès le moment où tu décides que tu peux t’en passer: tu viens de créer une belle boucle de merle, remix de l’Ouroboros, chaleur tournante thermostat 12.

Ecologie facteur 2

Comme tu es quelqu’un de bien et qu’Enquête Inclusive t’a fait peur, tu décides de te munir du Graal – coopérative bio de ton quartier, 3ème couloir à gauche entre la salade malgache équitable et le riz complet qui aura fini de cuire quand Disney annoncera enfin le dernier volet de Pirates des Caraïbes – une foutue crème solaire à 36 euros le tube dont le CV imprimé en petits caractères ne comportera pas la ligne « je tue des bébés poissons avec des nano-particules » (les particules capitalistes de la nanométrie, à échelle humaine, elles auraient couplé Monsanto avec MacDo et NRJ12 afin de créer un triangle maléfique lui-même gouverné par Trump – et Nicolas Cage).

Donc, si tu me suis toujours, la crème solaire pour laquelle tu as vendu ton âme (ou ton bras, si tu n’es pas tombé sur un as des affaires) est préférable à la standard – ou moins pire – même si la caissière m’a assuré que le mieux c’était d’éviter le soleil ou de porter des habits anti-UV (l’abstinence ou la ceinture de chasteté, à choix) mais le gros souci c’est qu’on ne peut décemment pas parler de crème ici mais plutôt de pâte et attends, si tu es généreux, tu va partager ta protection solaire avec, dans l’ordre, tout ce que tu toucheras directement et tout ce que tu toucheras indirectement. J’ai eu le malheur de vaporiser de la béchamel solaire à proximité d’un de mes sacs pendant mes avant-dernière vacances, autant vous dire qu’il pourra figurer dans le prochain reportage de Vernard de la Billardière: « Vitiligo, l’incroyable scandale caché ».

L’honneur des tortues du pacifique est sauf mais qu’est-ce que j’aimais ma voiture lorsqu’elle était encore vierge de toute souillure anti radicaux-libre…

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La chute de Tougri

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Des litres et des litres d’urochrome…

Il était une fois un chat fourbe au regard fuyant qui se faufilait on ne sait comment (au travers d’une chatière à blocage automatique hors-de-prix) tel le rat musqué, la colonne vertébrale voutée, à l’intérieur de mon vetuste appartement pour y déposer 10 à 12 petits cadeaux disséminés ça-et-là, au gré de ses humeurs et de sa forme (les plus hautes taches se situaient là où seuls de grands chacrobates – ne me lancez pas de pierres – auraient pu déposer leur empreinte) EVERY. FUCKING. NIGHT – quand je le dis en anglais, je suis pas obligée de mettre un sou dans la boîte à gros mots, ne me jugez pas- jusqu’au jour fatidique où il a rejoint le paradis du Ratamiaou dans un filet de bave, vaincu par un voisin vraisemblablement adepte du concept de la Vendetta, je ne mettrais en effet pas ma main à couper que Tougri n’a jamais trouvé de tête de cheval déposée au fin fond de son panier en velours.

Bref, comme je me suis toujours érigée contre celles et ceux qui nourrissaient le projet de lui présenter un manche de balai côté verso, j’ai trouvé qu’il serait de « bon goût » – c’est vite dit – de lui offrir cette conclusion qui l’élèvera, je l’espère, au statut de chat badass.

 


Et un petit gif réalisé à l’occasion de vous-savez-quoi à propos de vous-savez-qui.

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Cadavre exquis

Case 19 du Cadavre Exquis invoqué par mister Obion et accessible en entier ICI
Oui, j’aime les robots, les chemises à carreaux et les peluches au regard globuleux.

PS: pour participer, tu vas sur Twitter et tu suis le #cadavreexquisBD :)

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